Et si Emmanuel Macron faisait fausse route avec sa politique du logement ?

Henri Buzy-Cazaux, président de l’Institut du Management des Services Immobiliers, la politique du logement – rationalisant les aides à l’achat et à l’investissement – récemment initiée par le gouvernement n’est pas la solution au problème de l’immobilier en France. Elle semble même avoir un impact négatif sur les ventes immobilières.

 


 

Un recul des ventes

La baisse récente des ventes de logements neufs est un des effets de la politique de rationalisation des aides immobilières du gouvernement français.

Les statistiques dévoilées dernièrement par la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) montrent une baisse de 3,1 % des achats des particuliers pendant les trois derniers mois de l’année 2017.

Une étude récente du Xerfi table aussi sur un recul du nombre de reventes de logements existants.

Elles pourraient passer de 990 000 en 2018 à 900 000 unités cette année. Le taux de rotation dans le parc locatif privé a reculé de trois points et atteint une moyenne nationale de 28%.

Il s’agit des conséquences de la suppression de l’APL accession, de la hausse modérée des taux et de l’offre locative resserrée dans les grandes villes.

 

 

Les conséquences futures

La politique de rationalisation des aides pourrait faire reculer entre 5 et 7% les marchés du logement neuf et du logement ancien en France.

Les ménages français mais également les promoteurs, agents et constructeurs immobiliers devront subir cette baisse et faire avec.

Cela pourrait conduire à des licenciements dans le secteur immobilier en cas de recul progressif.

 

 

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